Lauranne impératrice forever
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 Lauranne impératrice forever :: Vos Passions :: Vos histoires

Vos histoires

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Faufillia
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MessageSujet: Vos histoires  Posté leMer Fév 20, 2008 1:05 pm Répondre en citant

Ici, postez vos débuts, de textes, vos petites nouvelles ect...

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Shadowdream
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MessageSujet: Vos histoires  Posté leMer Fév 20, 2008 11:06 pm Répondre en citant

Hrm...J'oses pas...
Bon, allez, trêve de modestie :

[EN EXCLU !]
Nous étions là, parfaitement immobiles. Je ne voulais pas bouger. Je me suis laissée aller contre la peau chaude et soyeuse, et les premiers poils d’hiver. Je ne savais plus depuis combien de temps j’étais là, apathique, perdue dans des recoins sombres et profonds de ma mémoire abîmée par le temps… Les larmes me coulèrent automatiquement des yeux, mais aucun sanglot ne l’accompagnait. Je sentais la fraîcheur des arbres dans ma nuque, j’avais froid, mais je m’en fichait. Rien d’autre n’importait que ce contact avec mon cheval. Le mien…
L’animal hennit, doucement, dispersant son haleine chaude sur mon dos. Je m’en voulais de rester là, mais je ne savait absolument pas pourquoi. C’était comme si j’étais la cause de tous les malheurs. Mes pleurs redoublèrent, glissant le long de mon cou, sur mon buste. Mes yeux se fermèrent lentement, ils me brûlait, car j’avais trop pleuré. Et j’ai revu son visage.
Je ne devais pas. J’en avais fait le serment. C’était trop tard. Tout m’était revenu en mémoire. Ses mains douces. Mon coup fatal. Tous ces sentiments qui m’avaient assaillis, que j’avais si prudemment refoulés. Où suis-je ? Me suis-je perdue ? Depuis combien de temps suis-je là ?
Je ne veux pas bouger. Je le dois. Mais que dois-je faire ?
Rester là. Mais rester malheureuse. Non !
Ma vie n’a plus aucun sens. Ce monde non plus. Il se moque bien de moi. Et eux, ils vont venir. Ils ne viendront pas. Ils ne savent pas. Moi non plus, je ne sais pas.
Je m’en fiche. Pas eux. Je me fiches bien de savoir ce que sera demain. Pas eux.
Mais eux vont me tuer. Dans un an, ils ne se souviendront même pas de m’avoir tuée.
Je m’en fiche, car moi, j’ai fait bien pis. J’ai tué mon seul, et unique amour…

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Faufillia
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MessageSujet: Vos histoires  Posté leJeu Fév 21, 2008 10:57 am Répondre en citant

Ça ressemble fort a du Tentation, ça!
XD
En tout cas j'adore!
C'est comme un flot de poésie...
Ça fait partie de ton bouquin? Colors

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Shadowdream
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MessageSujet: Vos histoires  Posté leJeu Fév 21, 2008 5:22 pm Répondre en citant

...Bouquin de nouvelles, oui !
[J'avais pas lu Tentation, quand je l'ai écrit...]

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Elfinea
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MessageSujet: Vos histoires  Posté leSam Fév 23, 2008 10:46 pm Répondre en citant

wahou! c'est magnifique! j'adore! c'est... *SBAF*
enfin vous avez compris ^^

moi j'oserais pas mettre mes histoires... déjà une est sans queue ni tête, et de toutes façon elle sont trop longues...

mais si ça vous interesse, je pourrais peut-être mettre le proloque de la 2eme
*dites non, j'oserais pas xD*
_________________

Tu crois te connaître
Il n'en est rien vois-tu...
[Pleymo]

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Shadowdream
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MessageSujet: Vos histoires  Posté leSam Fév 23, 2008 10:48 pm Répondre en citant

Glourps. Ca te plait ? Ca doit être la plus nulle de toutes celles que j'ai faites !
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Lliane
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MessageSujet: Vos histoires  Posté leLun Fév 25, 2008 2:09 pm Répondre en citant

Ma nouvelle pour le concours avorté d'Etonnants Voyageurs... En italique il s'agit de l'incipit que j'ai choisis, le reste est de moi (Et le choix du prénom de l'héroïne n'a strictement aucun rapport avec moi, c'est juste que j'adore ce prénom et que je connais ce perso par coeur xD) :

¤¤¤¤¤

Les freins hurlèrent sur le métal des roues et le train, qui ralentissait déjà depuis une centaine de mètres, finit par s'immobiliser tout à fait. On était en rase campagne.

- C'est pas vrai ! râla un passager, son mobile à la main. Je vais rater ma correspondance à Larena.
- C'est juste un contrôle, miaula sa voisine en rajustant l'identi-badge réglementaire sur le col de sa veste. Il faut bien, avec tous ces voyous qui veulent renverser notre gouvernement !
- Des voyous ? Moi je les appelle des héros... grommela un vieil homme d'une voix sourde. Si j'avais quelques années de moins...
- Pfiou ! cracha la dame. Vous répèteriez ça devant la milice ?

Le cœur de Chuck s'affola. Il jeta un coup d’œil affolé à la valise posée au-dessus de sa tête, dans l'espace-bagages. Fallait-il l'abandonner avec tout son contenu, sauter du train et courir en direction du petit bois tout proche ? Inutile. Il n'avait aucune chance d'y arriver vivant.
« Voilà, se dit-il, je suis pris. Il fallait bien que ça arrive… » Qu’allait penser la petite Britt, qui l’attendait à la gare de Larena ? Et Markus ? Et tous les autres ? Sauf miracle, il ne les reverrait plus. Il fouilla sa poche à la recherche de son identi-badge. Autant éviter les provocations.


Il dût s’y reprendre à deux fois pour extirper l’identi-badge et l’épingler sur le col de sa chemise. Nerveux, il se mit à pianoter sur l’accoudoir de son siège. L’éventualité de fuir était à proscrire. Il avait toute les chances de finir criblé de balles avant même d’avoir parcouru dix mètres, une fois dehors. Abandonner la valise rentrait également dans la case des options à éviter absolument. Restait bien peu d’issues, en réalité. Il réfléchissait toujours à une potentielle solution, tâchant de juguler la peur panique qui menaçait de l’envahir, lorsqu’une main fine et blanche saisit son bras, interrompant le fil de ses pensées. Il n’eut même pas le temps de tourner la tête qu’il se retrouvait entraîné le long des rangées, ne pouvant que fixer, halluciné, le feu follet gracile qui venait de l’arracher à son siège et qui l’emmenait désormais vers une destination inconnue. L’instant suivant, l’inconnue tirait la porte séparant les deux wagons et se dépêcha de le propulser dans l’étroit couloir avant d’y pénétrer à son tour, refermant la porte avec un claquement sec. Il clignait des yeux, encore surpris, lorsqu’elle se retourna, lui laissant alors tout le loisir de la détailler : elle avait de longs cheveux noir corbeaux coulant le long de son dos, des yeux d’un lumineux marron chocolat rehaussé de quelques striures dorées illuminant un visage fin et gracieux, des pommettes de chats siamois posées sur une peau dorée par le soleil, une silhouette svelte… et un drôle de sourire en coin plein de fossettes.

- Vous êtes de la résistance, n’est-ce pas?

Le cœur de Chuck repartit aussitôt de plus belle, avec une telle panique que son propriétaire craignit qu’il ne s’échappe de sa cage thoracique pour se mettre à sautiller gaillardement autour d’eux. Mais le palpitant resta sagement à sa place et Chuck réussit par la même occasion à garder contenance. Vite. Trouver une répartie adéquate.

- Je ne vois pas ce qui vous fait dire cela, mademoiselle…

Au moment même où les mots franchissaient ses lèvres, il s’envoya une virulente claque mentale. Idiot! Abruti! Pourquoi n’avait-il pas nié tout de suite?

- Cela crève les yeux. Vous auriez tout aussi bien pu le tatouer sur votre front, répondit-elle, haussant les épaules. Votre affolement, vos regards de bête traquée, la brusque envie de pianoter sur quelque chose… Autant d’éléments qui crient « je suis pris »!

Au fur et à mesure qu’elle énonçait ses observations avec une nonchalance presque insultante, Chuck se mordait la lèvre, angoissé. Avait-il été si transparent ? Et qui était cette femme, au juste ? Une résistante également, ou bien un appât du gouvernement, destiné à rabattre les éventuels opposants à coup de battements de paupières et de sourires charmeurs ?
Ses interrogations furent stoppées net par la jeune femme, qui lui reprit le bras avec plus d’insistance.

- Ecoutez, je sais que vous êtes un résistant et que vous allez être pris à coup sûr si l’on ne fait rien. J’aimerais vous aider à passer.
- Mais c’est dangereux ! protesta-t-il, fronçant les sourcils. Et puis cela ne vous concerne pas, mademoiselle… Je ne veux pas vous entraîner dans…
- Cessez de tergiverser. Au fait, je m’appelle Lliane. Je suis également recherchée. Et disons que c’est de la solidarité entre hors-la-loi.

Il n’eut pas le temps de protester car elle avait déjà tourné les talons, avec cette même nonchalance que lorsqu’elle avait disséqué ses réactions. Il la suivit en soupirant, regagnant son siège avec toujours plus de pression sur les épaules. Les passagers le regardèrent curieusement quand il se rassit et il se rendit alors compte que la place voisinne de la sienne était à présent occupée par Lliane. Il observa un instant son profil avant de se plonger dans ses pensées, se renfonçant dans son siège avec un léger soupir.
Comme Britt était différente de cette femme ! Si Lliane lui faisait penser à un fauve, imprévisible et vaguement dangereux, Britt n’était elle qu’un adorable agneau, douce et souriante. Sa petite Britt, arrachée des mains de la milice, qui vivait désormais dans le réseau, et apportait par ses rires et ses lumineux sourires l’une des rares touches de bonheur dans une existence qui pourrissait un peu plus chaque jour. Quelle existence d’ailleurs. Où l’on devait joyeusement courber l’échine, embrasser la main de celui qui vous écrasait et tendre docilement l’autre joue quand l’on vous giflait. Et tous ceux qui tentaient d’arrêter la main tenant le bâton devait fuir ventre à terre et œuvrer dans l’ombre, dans la crainte toujours plus vive de la mort, de la dénonciation ou de la trahison. A l’ombre de la haine, si l’on puis dire. Et le vieux le décrivait comme un héros. Savait-il que les héros dont il parlait n’étaient souvent qu’un ramassis de laissés-pour-compte ou de ratés? Oh, bien sûr, il y avait les véritables héros, de ceux que l’on nommait les cœurs purs et qui avaient la force de vous sortir à bras-le-corps de vos ténèbres. Mais ils étaient si rares…
Markus était de ceux là. Une force tranquille. Pour qui l’on se serait jeté du haut d’une falaise sans une once d’hésitation. Qui vous remettait debout si vous tombiez, qui vous redonnait confiance rien qu’en passant près de vous, qui vous insufflait tout le courage que portait cette terre même si vous n’en possédiez pas un gramme. Qui risquait sa vie régulièrement et s’en sortait toujours par on ne savait quel miracle. Un homme qui vous apportait la lumière et vous l’offrait comme le plus précieux des cadeaux de ce monde. Et alors vous aviez l’impression d’avoir une raison de vivre.
Et pour le moment, sa raison de vivre tenait dans cette ridicule valise de cuir râpé et abîmé. Comme quoi, la vie tenait à peu de chose. En l’occurrence, des documents, prélevés dans la royale corbeille du gouverneur de la région, et qui se trouvaient pliés et cachés dans des doublures de vêtements pour enfants.

Chuck s’ébroua, chassant le flot de pensées qui avait afflué dans son esprit. Il remarqua que Lliane avait entre-temps capté tous les regards, souriant toujours avec ses adorables fossettes, secouant ses longs cheveux fluides et brillants, bavardant avec chacune des personnes présentes autour d’elle. Un travail de manipulation de haut niveau. Et réalisé avec maestria, il devait en convenir.

Mais au fait, qu’avait-elle vécu, elle ? Il avait du mal à l’imaginer dans une situation misérable. Elle était si jolie. Et si intrigante. Le genre de femme qui obtenait ce qu’elle voulait rien qu'en l’espace d’un claquement de doigt. Ou, plus vraisemblablement, d’une œillade charmeuse et du sourire l’accompagnant.

Un grand silence s’abattit soudain sur le wagon. Et le cœur de Chuck recommença à s’emballer lorsqu’il reconnut le pas lourd et les claquements agressifs des bottes des miliciens. Il entendit un laconique « Contrôle, montrez vos identi-badges. » venant du chef de file. Ca y est. Il était foutu. Et même Lliane ne pourrait empêcher sa prise.

Les miliciens se rapprochaient de son siège, maintenant. Il était foutu, foutu, foutu…

- Mademoiselle, où est votre identi-badge ? interrogea la voix rocailleuse et ennuyée du chef de file.

Et c’était à Lliane qu’il s’adressait. Oubliant un instant son destin plus que compromis, Chuck tourna la tête vers sa voisine, pour voir avec surprise qu’elle n’avait effectivement pas d’identi-badge. Et qu’elle dévisageait le milicien avec un petit sourire qui tenait très ouvertement de l’insolence.

- Je n’en ai pas. C’est dommage, n’est-ce pas?
- C’est obligatoire, mademoiselle. Veuillez me montrer votre identi-badge.
- Qu’est-ce que vous n’avez pas saisi, monsieur, dans le terme « je n’en ai pas »?

Il esquissa une grimace. Là, elle cherchait vraiment les ennuis. Chuck avait du mal à comprendre pourquoi elle agissait ainsi quand l’explication lui sauta violemment aux yeux. Elle cherchait à se faire prendre elle. Et créer assez de raffût pour mettre un terme au contrôle.

- Mademoiselle… je vous le répète pour la dernière…

Il s’arrêta soudain, l’observant fixement, avant d’ouvrir le registre qu’il avait à la main. Un silence de mort régnait dans le wagon. Chuck n’était plus seulement inquiet pour lui. Il l’était aussi pour elle. Le milicien releva enfin les yeux, avec un sourire belliqueux.

- Lliane Silva. Recherchée pour haute trahison, tentative de meurtre sur un haut dirigeant, atteinte à la sécurité de l’état et violation de documents classés Secret défense. Saisissez-vous d’elle.

La suite se déroula très vite. Chuck vit Lliane bondir à une vitesse fulgurante de son siège et esquiver le premier milicien qui fondait sur elle. Elle gronda comme un chat en colère lorsque l’un des hommes réussit à se saisir de l’un de ses bras, mais elle le repoussa furieusement d’un virulent coup de pied à l’aine. Elle avait vraiment tout d’un chat sauvage, à présent, allant jusqu’à griffer l’un des miliciens si profondément que ses ongles se tintèrent de sang. La rixe ne dura pas longtemps, cependant. Il enfonça ses ongles dans le cuir tendre des accoudoirs pour ne pas hurler quand la crosse d’un pistolet s’abattit avec une extrême violence sur la nuque de Lliane, l’envoyant brusquement à terre, inconsciente. Voilà. C’était terminé. Le milicien dont la joue portait trois balafres parallèles et sanglantes en profita pour allonger un coup de pied à la silhouette évanouie de la jeune femme, faisant ricaner ses compagnons.

- Le contrôle est terminé, annonça avec satisfaction le chef. Vous, emmenez-là. »

Et Chuck observa les miliciens ramasser sans délicatesse le corps de la jeune femme qui venait de sacrifier sa liberté, et sans doute sa vie, pour lui.

~oOo~

Les freins hurlèrent sur le métal des roues et le train, qui ralentissait déjà depuis une centaine de mètres, finit par s'immobiliser tout à fait. Le train venait d’entrer en gare.

Chuck ramassa prestement sa valise et sortit en hâte du train. Il devait à présent retrouver Britt. Et Markus, si c’était lui qui l’accompagnait. Chemin faisant, l’image de Lliane, inconsciente, lui revint en tête. Qu’allait-elle devenir, à présent ? Ses crimes étaient d’une gravité inimaginable. Elle était certaine d’être condamnée la peine capitale…

Des murmures affolés lui parvinrent alors, la foule commençant à s’agiter sans qu’il en comprenne la raison. Deux coups de feu claquèrent et la panique gagna aussitôt la masse effrayée et surexcitée des voyageurs, qui s’enfuit aussitôt en hurlant et criant. Au milieu de ce tumulte, Chuck vit soudain Lliane. Elle était seule, sans sembler prêter attention aux personnes affolées qui s’écartait d'elle en hâte. Elle tourna la tête. Leurs regards se croisèrent. Elle lui sourit, lui parla, bien qu’il soit trop éloigné pour l’entendre, toujours avec cette nonchalance qui lui semblait naturelle. Il avait l’impression de vivre un instant hors du temps, incapable de lâcher le regard flamboyant et brûlant de vie de la jeune femme. Il vit alors le filet de sang qui s’écoulait lentement de la commissure de ses lèvres.

Et puis le charme se rompit. Lliane lui fit un petit signe de la main... et s’effondra comme une masse. Avec un frisson glacé, il remarqua alors le couloir vide formé par les voyageurs derrière elle, avec au bout les miliciens, et le pistolet que tenait encore l’un d’entre eux. Il reporta lentement son regard sur la silhouette de la jeune femme. Deux taches sanglantes s’étiraient lentement sur la chemise blanche, gorgeant de rouge le fragile tissu immaculé. Elle était morte.

Une petite main se glissa alors dans la sienne. Avec un sursaut, il s’arracha à la vision morbide qu’offrait le corps sans vie de Lliane pour rencontrer les yeux si bleus de Britt et son visage d’angelot blond. Une poigne puissante saisit également son épaule, l’entraînant loin de la scène, loin de Lliane. Tournant la tête, il reconnut Markus.

- Seigneur, c’est un miracle que tu sois là, murmura le résistant, se dépêchant vers la sortie. On nous a dit qu’il y avait eu deux contrôles, le premier dans le train, et le second à la descente des passagers. Visiblement, cette femme a chamboulé tous leurs plans…

Chuck ne l’écoutait cependant plus. Il venait de réaliser, avec du retard, ce que lui avait dit Lliane.
« A bientôt. »
Elle savait qu’elle allait mourir. Etait-ce pour cela que ses yeux brillaient si fort, et avec un tel éclat ? Le regard d’une femme qui s’accrochait de toutes ses forces à la vie ? Mais qu'avait été sa vie, d'ailleurs ?

Alors qu’il sortait dans Larena, il repensa à elle, à ce qu’elle avait fait pour lui. Elle était porteuse d’espoir. Elle était morte pour lui permettre de vivre. Il avait espéré un miracle, n’est-ce pas ? Et ce miracle avait même porté un nom...

¤¤¤
_________________
~oO Méprisez, à l'exemple de Saint-Ange, tout ce qui contrarie les lois divines du plaisir qui l'enchaînèrent toute sa vie. [Sade] Oo~

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MessageSujet: Vos histoires  Posté leLun Fév 25, 2008 2:24 pm Répondre en citant

Wouahou !
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MessageSujet: Vos histoires  Posté leDim Mar 02, 2008 8:01 pm Répondre en citant

Faut que je prenne le temps de le lire, mais je suis sur que c'est génial, sans l'avoir lu (à quoi bon le lire alors?...-_-') Colors .

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